L’affût par vent portant : placer son poste

On peut appeler parfaitement et ne rien voir venir. Dans neuf cas sur dix, la raison tient en un mot : le vent. Placer son poste, c’est d’abord accepter que le nez du gibier soit meilleur que tous nos appeaux réunis.
Vent portant, vent contraire
Le vent portant emporte votre odeur vers l’animal : c’est la situation à fuir. Le vent contraire, lui, la ramène vers vous. En pratique, on cherche un poste où le vent vient de la zone où le gibier se trouve, et non l’inverse. Un ruban léger noué à une branche, ou un flacon de poudre indicatrice, donne la direction réelle bien mieux qu’une impression sur la joue.
Les thermiques, ce piège du matin
En relief, l’air descend la pente le matin, quand le sol est froid, et la remonte l’après-midi, quand il chauffe. Un poste parfait à l’aube devient donc une catastrophe à midi. Prévoyez deux emplacements, un pour chaque moment de la journée.
Casser sa silhouette
Adossez-vous à un tronc, une souche ou un talus plus large que vos épaules. Un filet de camouflage tendu à un mètre devant vous absorbe les micro-mouvements bien mieux qu’un vêtement, aussi cher soit-il. Installez-vous vingt à trente minutes avant l’heure prévue : le bois a besoin de ce temps pour se remettre de votre passage.
Le confort n’est pas un luxe
Un chasseur qui a froid bouge. Un siège d’affût stable, un coussin isolant et un appui pour les bras valent mieux qu’un mètre d’avance sur la coulée. L’immobilité prolongée est la première qualité au poste, et elle se prépare.
À retenir
Vent d’abord, silhouette ensuite, confort enfin. Un poste bien choisi rend l’appeau presque secondaire — et c’est le meilleur compliment qu’on puisse lui faire.